Journal de Bord – Entrée personnelle -14 février 177 A.D (After Daguerréotype) : Temps nuageux averses éparses. Pas de sorti photo aujourd’hui.

 

Mon offre pour la Saint Valentin n’a pas rencontré le succès escompté. Est-ce la communication (assez pauvre) et l’offre en elle-même qui pêchait ?

Je trouve qu’il est de plus en plus difficile de proposer une offre ponctuelle intéressante et profitable.

C’est assez paradoxal de constater que la consommation d’image personnelle est de plus en plus importante mais qu’il devient bien compliqué de vendre une image qui durera dans le temps.

La photo qui était un médium du souvenir est devenu  un consommable. Un instantané. Qui peut disparaitre en quelques heures dans le torrent des informations que l’on ingurgite tous les jours.

Nous vivons dans le présent, nous voulons une récompense immédiate. On préfère la vitesse d’exécution à la saveur de l’instant, la jouissance imminente  au plaisir de l’attente.

L’image n’est plus qu’un outil d’information. Une trace de vous dans le temps à un lieu donné.

Faut-il lutter contre ? Possible.  

Ou mieux redéfinir la prestation qui amène à cette photo. Faire de chaque séance une expérience, un souvenir. Pour que la photo  devienne  une trace, témoignage de ce moment. C’est peut-être le moyen pour que la photo reprenne sa place d’objet-souvenir, une fenêtre sur cet évènement, un pont entre le passé et le présent.

C’est cette photo que l’on voudra garder, chérir et transmettre.

Je sais que ça n’est pas applicable à tous les types de photos. Mais si les photos de chats peuvent émouvoir et envahir nos écrans, rien n’est impossible…

 Non… Vraiment rien.

 

 

 

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