Journal de Bord – Entrée  profesionelle-16 février 177 A.D (After Daguerréotype) : Brouillard avec soleil perçant. Pas de sortie photo aujourd’hui.

 

La semaine dernière j’ai eu un échange avec un membre d’un groupe Facebook que je suis. (F/1.4 - Le groupe "disp(c)ute" pour les curieux). Notre point de divergence était sur l’expérience à acquérir avant de pouvoir prétendre être légitime en tant que professionnel.

Il voulait sans doute par son  commentaire pointer du doigt les «photographes » du dimanche qui sans réelle base technique et sur le seul postulat d’avoir un matériel cher et dernier cri se disaient professionnels.

Sur le fond je suis tout à fait d’accord avec lui : quel que soit le métier, un minimum de maitrise et d’expérience est nécessaire pour pouvoir prétendre effectuer un travail de qualité.

Là où nos opinions divergent c’est qu’il a avancé une durée (2 ans), qui selon lui est insuffisante pour pouvoir se revendiquer professionnelle. Quant à moi  j’estime qu’il est possible d’acquérir une maitrise et une expérience suffisante pour rendre des travaux de qualité professionnelle dans ce laps de temps.

Je n’emploierai pas la distinction professionnel/amateur car dans la photo pour moi cette distinction n’est pas synonyme de qualité. Le professionnel est celui qui tire des revenues de son activité. Point.

Il y a des amateurs dont la qualité des œuvres est bien supérieure à quantité de clichés de  photographes qui font payer leur prestation (moi y compris).

Mon opinion est : « Si on se dédie à une activité pendant 2 ans je crois franchement qu’on peut atteindre un niveau de qualité. »

Je ne parle pas de sortir son appareil les week-ends et prendre des photos lors de ses balades ou des repas de famille

Attention je ne dis pas que tout le monde peut arriver à un niveau de bonne qualité en « juste » 2 ans. Je dis qu’avec beaucoup de travail et du talent, c’est possible.

Oui, car dans l’art comme dans l’artisanat (et pour moi la photographie est un savant mélange des deux) avoir du talent est important voire primordial. Ce n’est pas suffisant certes mais ça aide.

Pour revenir au travail de qualité, censé faire la différence entre un bon professionnel et un amateur débutant. Pour moi un professionnel n’est jamais vraiment satisfait de son travail. Entendez-moi bien, il rend un travail dont il est fier et qui respecte le client (sinon à quoi bon faire ce métier ?) mais il cherche toujours à s’améliorer.

Tout photographe rencontre à un moment, voire des moments, un mur ; il se sent ne plus avancer, voire régresser.

Pour moi c’est là que le talent rentre en jeu et lui permet de rebondir, de transpercer, contourner ou utiliser ce mur pour changer de cap et proposer autre chose.

Ce métier, je l’aime aussi pour ça : chaque rencontre, chaque projet, chaque prestation peut te permettre d’évoluer de polir ton art, de devenir meilleur.

Donc oui on peut se lancer en tant que professionnel au bout de  « seulement » 2 ans mais après on a toute sa carrière voire toute sa vie pour s’améliorer.

 

 

 

 

 

 

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