Journal de Bord – Entrée  profesionelle-18 février 177 A.D (After Daguerréotype) : Brouillard puis très nuageux. Shoot en intérieur en lumière continue.

 

En tant que portraitiste, il y a des séances où le modèle est plus compliqué à gérer que d’autres.

Je pense que pour obtenir le meilleur portrait, il faut établir une connexion avec le modèle. Apprendre à le connaître ou du moins le faire réagir pour obtenir un cliché où il se dévoile. Nous aborderons dans un autre article comment je conçois la séance de portrait idéal.

C’est pour cela que je trouve que les enfants et surtout les nouveaux nés sont un vrai challenge. D’ailleurs c’est un dossier du Réponse Photo de ce mois-ci.

Autant les prendre sur le vif pendant une fête d’anniversaire ou un rassemblement familial pour un vétéran du reportage est un jeu d’enfant (oui j’ose… le premier qui me sort la réplique d’Audiard je l’assomme). Autant arriver à les mettre à l’aise (ou pour les tout-petits, dans une position adéquate) pour un portrait réussi est une vraie gageur. Ne parlons même pas des mises en scène.

Pour moi, la photo d’enfant est une spécialité à elle seule. Mais en tant que portraitiste c’est une corde que je me dois d’avoir dans mon arsenal. Aussi j’ai fait appel à mes modèles préférés, ma fille (4 ans) et mon fils (1 mois) afin qu’ils me servent encore une fois de cobayes.

Pour ma fille aucune difficulté. L’expérience est biaisée car ce n’est pas notre premier shooting ensemble et elle était cette fois assez partante pour la séance.

Pour mon fils, c’était un peu plus compliqué. Pour tout vous dire je n’ai pas réussi lors de la dernière séance  à sortir une photo satisfaisante. Alors que sa première séance fut assez simple et beaucoup plus productive.

J’ai eu aussi la chance de prendre en photo les enfants de l’école de ma fille pour une séance un peu plus formelle mais moins cadrée que les séances classique de photos scolaires. L’idée était de prendre une photo des enfants ou des fratries dans des attitudes moins  figées que dans la photo scolaire classique.  

L’idée de départ était de faire un dytique avec d’un côté l’enfant en activité et de l’autre une photo plus posée. Je m’étais donné 2h pour prendre en photo la quinzaine de gamins âgés de 2,5 à 7 ans. Je ne voulais pas trop empiéter sur le programme de la matinée et en après-midi ce n’était pas gérable du fait qu’une partie des élèves étaient à la sieste.

 

L’accueil du projet par les enfants fut bon donc je n’ai pas eu beaucoup de refus pour poser. La curiosité étant ce qu’elle est, il a suffi de prendre les plus motivés en photo pour que les autres suivent. On a commencé par les photos « posées » car l’éclairage prenait pas mal de place dans la salle de classe et attirait trop l’attention pour pouvoir travailler avec des enfants concentrés sur leur activité.

L’expérience fut très sympathique et les enfants furent contents de ce changement d’ambiance.  

Le retour des parents aussi fut encourageant même si nous n’avons pas eu l’occasion (et moi l’envie) de réaliser une photo de groupe. (Peut-être l’année prochaine)

Mon retour d’expérience sur ces séances : le portrait d’enfant demande un brin de patience, une bonne dose de gaité, ne pas se prendre aux sérieux et surtout beaucoup de préparation.  Faire mijoter le tout sur une séance non chronométrée et vous pourrez peut être sortir une image.

Je suis encore loin de maitriser ce style de photo mais j’ai repéré quelques photographes à suivre pour la mise en scène et l’ambiance des shoots.

 

 

 

 

 

 

Facebook Twitter Pinterest Flickr Instagram share Follow